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A lire Un projet de loi, instituant le statut de beau-parent crée actuellement un débat en France. Il n'est donc pas inutile de rappeler que les familles recomposées ne datent pas d'aujourd'hui et se retrouvent dans toutes les aires culturelles. Que l'exercice de l'autorité ne relève pas exclusivement du père et de la mère biologiques n'est pas une nouveauté. Rappelons que la filiation est le lien de parenté qui unit un enfant à son père et à sa mère, mais que ce lien est avant tout social et/ou juridique et ne recouvre pas forcément le lien biologique. Tout comme la généalogie n'équivaut pas à la génétique. Un bon exemple pour s'en convaincre : Le chapitre II - "La filiation en droit hindou ancien"- de l'ouvrage de David Annoussamy, Le droit indien en marche, tome II, Société de Législation comparée, Paris, 2009. Le droit ancien - qui s'est exercé en Inde jusqu'à l'indépendance - reconnaissait 13 types de filiation et admettait la double filiation. " On est habitué à ce que les parents aient plusieurs enfants ; mais le droit hindou se distingue en admettant que les enfants puissent avoir plusieurs parents [...] " dit l'auteur, qui donne à comprendre toute la souplesse d'un droit traditionnel permettant "des relations sur mesure selon les circonstances". |
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